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RÉACTION FACE À UN FACTEUR DE STRESS

 

La Classification Internationale des Maladies publiée par l’Organisation Mondiale de la Santé en 2006 (ICD/CIM-10) répertorie différents troubles liés au stress qui peuvent survenir suite à un événement exceptionnellement menaçant ou catastrophique (catastrophe naturelle, attentat, guerre, accident, agression…) ou un changement marquant dans la vie du sujet (deuil, séparation, déménagement, changement professionnel, échec dans la poursuite d’un but important, mise à la retraite…).

 

- Les différentes réactions à un facteur de stress sévère

L'OMS distingue deux principaux types de réaction au stress :

La « Réaction aiguë à un facteur de stress », trouble transitoire qui survient à la suite d’un facteur de stress physique et psychique exceptionnel et qui disparait habituellement en quelques heures ou en quelques jours.

La symptomatologie typique est mixte et variable, comportant initialement un état "d’hébétude" (rétrécissement du champ de la conscience et de l’attention) et une désorientation. Cet état peut être suivi d’un retrait croissant vis-à-vis de l’environnement ou d’une agitation avec hyperactivité. Le trouble s’accompagne fréquemment des symptômes d’anxiété/panique (tachycardie, transpiration, bouffées de chaleur). Il peut y avoir une amnésie partielle ou complète de l’épisode.

Les symptômes se manifestent habituellement dans les minutes suivant la survenue du stimulus ou de l’événement stressant et disparaissent en l’espace de deux à trois jours.


L’ « État de stress post-traumatique » qui constitue une réponse différée et prolongée à l'événement stressant.

On retrouve différents symptômes typiques :

- une reviviscence répétée de l’événement traumatique à travers des souvenirs envahissants ("flashbacks"), des rêves ou des cauchemars;

- un état durable d’anesthésie psychique associant absence de sensation et d'émotion, un détachement par rapport aux autres, une insensibilité au plaisir (anhédonie) et d’évitement des activités ou des situations pouvant réveiller le souvenir du traumatisme ;

- une hypervigilance, un état de "qui-vive" et des insomnies, associés à une anxiété, une dépression, ou des idées suicidaires.

La période séparant la survenue du traumatisme et celle du trouble peut varier de quelques semaines à quelques mois.

 


- Qui est concerné ?

 

 

Centre de Psychologie de Tokyo (2012)
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